Biographie Fabien DIDELOT

, par jacques

Fabien Didelot

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Expositions

2000
Galerie 203, Lyon France
Carte Blanche
Série présentée : Filtro

2002
Galerie La Fee, Lyon France
Musique Plastique
Série présentée : Sécrétion

2004
Galerie Swap, Lyon France
Entre 2 Rêves
Série présentée : Lumière Obscure

2006
Galerie Artstep, Lyon France
Le Collectif Artstep
Série présentée : Toys Trust

2007
Galerie Artstep, Lyon France
Les Survivants
Série présentée : La Mémoire du Jouet

2008
Galerie Doxart, Lyon France
Le Culte Du Core
Série présentée : Rétrospective

2009
Galerie Artz21, Barcelone Espagne
Influences
Série présentée : Into The Mind

2009
Centre Culturel Christiane Peugeot, Paris France
Ensemble
Série présentée : The Fall

2010
Galerie Art21, Barcelone Espagne
Fetiches
Série présentée : Into The Mind 2

2010
La Cite Des Antiquaires, Lyon France
Superposition
Série présentée : Into The Mind

2011
Modern Art Galerie, Lyon France
Toys Trust
Série présentée : Toys Trust

2012
Doxart Fair, Lyon France
Modern Art Galerie
_ Série présentée : Extrait

2013
Wall Art Fair, Lyon France
Mag
Série présentée : Extrait

2013
Galerie Artpraye, Fareins, France
Insight
Série présentée : Play

Site de l’artiste : http://fabiendidelot.jimdo.com/


PROPOS de Fabien Didelot (The Toys Trust)

Les jouets, les objets liés à l’enfance, sont les mobiles des créations, du travail que je présente ici. Les sujets représentés sont liés à l’expérience faite par l’adulte concernant la réappropriation des icônes et des jeux d’enfants.
Dans le monde adulte l’enfant spontané est annulé (game over) .Mais des icônes s’invitent perpétuellement entre le flash back publicitaire, les jeux vidéo, le cinéma, le souvenir.
C’est cette frontière entre rêve et réalité, entre idéal et manipulation, entre naïveté et provocation que je cherche à exprimer. Et dans cet univers plusieurs générations d’icônes se télescopent, la porcelaine de limoges ou les poupées folkloriques se confrontent aux jouets contemporains.
L’atmosphère parfois inquiétante et étrange qui domine exprime ce double état d’adulte /enfant, et cette suspension temporelle est renforcée par l’usage systématique d’un fond noir. Enfin, par le surdimensionnement de certains objets, les polarités s’inversent, et le jouet vient dominer le joueur-spectateur.
Susila Maraviglia, ma compagne, apporte à la réalisation sa sensibilité du détail et une créativité sensorielle inspirée par la nature (l’apparition des fleurs, les plumes, les pierres, les graines... ). A la fois ma Muse et elle-même plasticienne, elle introduit dans cette production sa multi dimensionnalité.

Les objets sont texturés via des cires, résines, glycéro, plastique thermo-formable...Ces matières appliquées permettent aux jouets de sortir de la série du moule industriel pour prendre une identité unique, ils prennent vie.
Dans ce travail le processus de création suit trois étapes spécifiques :
1-la mise en scène d’objets, 2-la photographie, 3-La production limité à 3 ex / impression pigmentaire en digigraphie.

PLAY Texte de Fabienne Arrivetz

Il était une fois une rencontre, fugace mais d’une intensité évidente, celle des univers de Lewis Carroll, de David Lynch, de E.A.T. Hoffmann, et même de William Blake explorant les portes de la perception.
De cette improbable rencontre figure l’étrangeté, tel un lapin facétieux, hypnotique et inquiétant, tout autant burlesque que maléfique, ou encore l’image plus mystérieuse d’une incarnation féminine prenant vie par les traits d’un automate.

C’est ainsi que Fabien Didelot nous porte avec une instantanéité presque dérangeante au point limite et indéfinissable qu’est la frontière entre réalité et inconscient. A l’endroit même où l’on pourrait ré envisager l’étrangeté selon les travaux de Sigmund Freud, comme une représentation de croyances inavouables, un indicible symbolisant exactement le secret. Il s’agit alors à la fois du secret comme une vérité bâillonnée devenant Objet que l’on isole dans le lointain obscur de la mémoire, et du secret comme l’effroi côtoyant, au plus profond, la pensée magique de l’enfance.

On touche ici à l’intimité vraie, à celle de l’artiste qui offre en cadeau son imagerie tout autant innocente que malicieuse, et en écho, à celle plus vulnérable de ses propres tréfonds nostalgiques. La représentation s’associe dans le travail de Fabien à une autre dimension que celle de la pure figuration esthétique, elle est une confidence, avec toute la charge intime, émotionnelle, et imaginaire, qui s’y réfère.

Et si l’Objet interpelle c’est que l’on se laisse surprendre alors animé d’une candeur nécessairement volontaire.