Montheillet, Pierre

, par jacques

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Sans titre, 19xx
Composition Huile sur papier
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Sans titre, 19xx
Composition Huile sur papier
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Sans titre, 19xx
Composition Huile sur papier
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Pierre Montheillet, peintre (marchand de tableaux anciens et expert en salles des ventes), né à Lyon le 1er mai 1923. Vit et travaille à Lyon. Son père est antiquaire à la suite de Pierre Montheillet le grand-père, qui s’était installé 224 rue Duguesclin (Lyon 3è). Le jeune homme côtoie ici des œuvres de Garrand, Ravier, Vernay, et autres lyonnais. En 32 son père achète « l’atelier de Terraire » que Montheillet peint en 34 (œuvre reproduite p 9 de la monographie de Benoit Giraud). Sa peinture est alors - jusque dans les années 45 - inscrite dans une figuration qui ira de la structure (« Café du soleil ») à la déstructuration de la figure (« Maisons du village »), d’un aspect narratif entrevu chez Utrillo à la façon cloisonnée de l’univers Cézannien. En 41, il participe à l’exposition de Bruxelles, choisi par Jean Bazaine « Vingt jeunes de la tradition française ». En 44, il est « interpellé » par une œuvre de Renoir « le Moulin de la Galette ». C’est l’époque ou il suit les cours d’histoire de l’art de René Jullian.

Vers 46, il devient non-figuratif, admire Edouard Pignon, et rencontre René Deroudille qui - à l’époque - ne jure que par l’abstraction. Victor Ramel écrit dans « La Revue Moderne » que sa peinture est faite « d’une armature spirituelle et plastique poursuivie de l’intérieur ». En 48 il fait connaissance de Hans Hartung, ce qui l’impressionne et mûrit son écriture. Quand il peint « Les arbres aux boules de gui » (49), il ne regarde que l’ossature et les ponctuations et c’est à partir de ce principe que Montheillet trouvera sa personnalité, l’œuvre étant dégagée de toutes influences.

Expositions : Salon d’Automne Lyon (à partir de 39), galerie Bellecour (44), galerie Folklore (46, 49, 54, 58, 62) salon des Réalités Nouvelles Paris (à partir de 48), Biennale de Menton (51), galerie Les Mages Alphonse Chave Vence (55,60), salon Comparaisons (57), galerie La Roue (59, 62, 64, 69, 72, 75), Musée Galiera Paris (60), galerie St Georges. (64, 66, 68, 70, 73), Musée d’Art Moderne de Paris (65), Théâtre du 8e (71), MJG St Etienne (73), galerie Le Lutrin - Paul Gauzit (75, 82, 86, 90), galerie Etienne de Causans (90), Artrium (90).

Bibliographie : « 25 ans d’art vivant » Michel Ragon, éd Galilée (86), « Portraits d’Artistes » éd. Le Progrès (96), nombreux articles de Deroudille (55-90) et de Lerrant (70-90), "La Peinture Lyonnaise du XVIe au XXe" Madeleine Vincent éd. Guillot (80), « Pierre Montheillet, Maître lyonnais du Paysage Abstrait » Benoit Giraud éd Le Musée (92).

Courtesy : B. Gouttenoire Dictionnaire des peintres lyonnais