Akira INUMARU

, par jacques

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Né en 1984 à Ibaraki – Japon
Vit et travaille à Rouen

Formation
Diplômé de l’école d’art Suidobata -– Tokyo. 2004.
Diplômé de l’Université des Beaux-Arts Musashino – Tokyo. 2008.

D.N.A.P. Ecole des beaux -arts de Rouen (avec félicitations du jury) – 2011.

Prix

Prix "Yuji Akatsuka" de l’université des Beaux-Arts Musashino – Tokyo, Japon. 2006.
Prix "Akihiko Takami" – Tokyo, Japon. 2007.

Expositions

2012
Besançon Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon, KYÔ
Tatsuno-Japon Musée de sauce de soja, Tatsuno Art Project – Art and Memory
Kyoto-Japon Institut franco - japonais de Kansai, inter:sections
Paris Area, L’Esprit des Plumes
Paris espace privé d’exposition, Troc pour l’Art

2011
La Celle saint Cloud Hôtel de ville, La route des contes
Rouen CHU, Sur le fil – œuvres du FRAC Haute-Normandie
Allauch Musée, Petits miracles à Mexico
Issy-les-Moulineaux Musée de la carte à jouer, IXem Biennale

2010
Rouen Ecole des Beaux-Arts , Sur l’arc-en-ciel
Paris Area, Ciels

2008
Tokyo Nouveau musée d’art national, Les diplômés de l’école Beaux-Arts
Tokyo Hinemosi-Notari , La méduse et le parapluie" (avec Mariko Fujino)
Tokyo Galerie Municipale, Inu-Ten (avec Saéko Shinojima)
Tokyo Ecole des Beaux-Arts

Experiences

2013
Aix-en Provence Scénographie à 3bis f (dans l’Hôpital Psychiatrique Montperrin),
Ponts Suspendus, réalisé par Gustavo Giacosa

2012
Tatsuno-Japon Résidence, Tatsuno Art Project – Art and Memory

Bibliographie

2013 Spectre, texte de Stéphane Carrayrou, édition Timeless (Toulouse) Commandez l’ouvrage


Présentation

Après avoir terminé ses études artistiques avec succès aux Japon, Akira Inumaru a souhaité découvrir un autre monde, le notre. C’est à Lyon qu’il a apprit la langue et découvert l’art et la culture française.

Son travail se décompose en plusieurs étapes. Tout d’abord il réalise des performances où il met en jeu son corps. Des œuvres sont produites : des photographies, ou des dessins.

Dupuis toujours Akira Inumaru s’interroge sur ce qui appelle les autres mondes. Qui a-t-il derrière ce que l’on voit ? Le monde n’est-il fait que d’apparence ? Y a-t-il d’autres mondes au-delà de ceux que nous reconnaissons ?

A ces questions, l’Art seul peut apporter des réponses. C’est ce que croit Akira Inumaru engagé de tout son corps dans sa démarche artistique.

L’image qu’il donne de lui-même n’est jamais complaisante, quand il embrasse un crâne humain ou quand il brûle son effigie, il se met en péril. C’est quand l’art devient une épreuve pour l’artiste qu’il peut alors rencontrer la vérité.

"Hanamuke est une série de photographie et de dessin où j’embrasse un crâne humain sous une pluie de fleur. J’imaginé une échange entre les forces de la vie et les forces de la mort. La force de la vie, c’est comme l’électricité, Et la vie, c’est une explosion. La force de la mort, c’est comme un trou noir qui apparaît après la grande explosion de la vie. La mort n’est pas un vide. C’est un espace d’énergie extrêmement dense. Il avale tout les esprit, tout les lumières et touts les mémoires. Si les photos sont très lumineuses et colorés, les dessins explorent les noires. Réalisé à la mine de plombe, ils peuvent apparaître sus un certain angle comme des miroirs où sembler invisibles".

Avant Hanamuke, Akira Inumaru réalisa une suite de série intitulé Goûter l’arc-en-ciel. C’était une tentative pour saisir cet inappropriable phénomène poétique et merveilleux.

Dans la série Distillation Solaire (2012-2013) Akira Inumaru travaillant toujours avec la lumière utilise l’énergie du soleil et à l’aide d’une loupe, il consume une partie de dessin qu’il réalise comme s’il voulait en blessant son image questionner son apparence.

La chaleur du soleil agit sur les éléments du monde en séparant les éléments, sous l’effet des rayons les plantes libèrent leur parfum. L’eau fait naître le sel. Le soleil est une force qui transforme, qui distille les corps et révèle qu’une matière en cache toujours une autre. L’homme a très vite compris qu’il devait dominer la lumière et les fourneaux ont remplacé les rayons de soleil, ainsi a commencé le progrès de l’humanité.

Mes Distillations Solaire sont des dessins provoqués à l’aide d’une loupe par la brûlure du soleil sur le papier. Il y a destruction et disparition, mais bien sur il y a aussi création, et j’y ressens comme un parfum d’éternité…